dimanche 9 mars 2008

Simple comme un coup de fil

Pas grand chose à en dire et en même temps une furieuse envie de hurler. Dimanche 9 Mars 2008, minuit quarante. Je viens de me faire larguer.
Partez pas ! je sais : ça arrive. Sauf que là, ce n'est pas la première fois - bonjour d'ailleurs les remiseS en questionS qui se bousculent sous ma caboche - ET SURTOUT : il vient de le faire par SMS.
RRRHHHAAAAA !!!!!
Je veux pas généraliser (je saute d'ailleurs souvent à la gueule des gens qui le font avec une fainéantise intellectuelle qui irrisse mes rares poils). Mais putain les mecs, il y a t il un putain de putain de putain de virus de la lâcheté que vous vous refilez ? Déjà que l'équation mec + engagement est souvent périlleuse, mais pour tout ce qui concerne le terrain de se dire des choses pas faciles de visu : là, il n'y a souvent plus personne. Enfin, si vous. Toute seule. Again and again.
A cette minute, je sais meme pas quoi trop vous dire. Juste une amère sensation qui me vrille le bide. J'essaye de soulager un peu la tension. Demain est un autre jour disent certains bons esprit.
Vivement demain alors.

samedi 8 mars 2008

Of earthshaking fags & dykes

Secousse génitale
Une fois n'est pas coutume, un peu de politique. Ou plutot d'aberration politico-religieuse. Un certain Shlomo Benizri, député israélien religieux orthodoxe, a récemment déclaré que les responsables de la vague de tremblements de terre qui ont secoué le Moyen-Orient ces derniers mois étaient les homosexuels.

QUOTE "Dieu a dit qu'il agiterait le monde pour vous réveiller si vous agitez vos parties génitales là où vous n'êtes pas sensés le faire".

Ladies and gentlemen, if you look over to the right of the aircraft, vous pourrez apercevoir un des plus hauts sommets (niveau Himalaya) de la bêtise humaine et de l'ignorance fanatique. Je me contenterai de revenir ici sur l'explication scientifique des tremblements de terre, the infamous "tectonique des plaques" (à ne pas confondre avec des jeunes maigrichons en jeans slims se déhanchant sur des bouches d'égouts, au son de musiques inaudibles) :

"Un tremblement de terre, ou séisme, résulte de la libération brusque d'énergie accumulée par les déplacements et les frictions des différentes plaques de la croûte terrestre(lire la suite)"

Rien à voir avec un quelconque épaulé-jeté d'appareil génital ! A ce propos avez vous déjà essayé d'agiter un utérus ? Tricky, isn't it?

Et comme le dit si bien Howard Dean, actuel chef du Democratic National Committee, "From a religious point of view, if God had thought homosexuality a sin, he would not have created gay people".

Et paf. Franchement, tremblement de terre, tremblement de terre, est ce que j'ai une gueule de tremblement de terre ?

Of girls and their twisted minds #2

Voila, voila, je bats ma coulpe. (ça existe, non?) Je tiens à revenir par la présente sur mes dires, enfin mes écrivages précédents, et à faire noisette honorable (pardon).

La semaine dernière, je m'emportais: Quote: "JE NE COMPRENDS RIEN AUX FILLES"

Je voudrai aujourd'hui y ajouter "MAIS FRANCHEMENT C'EST PAS GRAVE DU TOUT EN FAIT..."

En effet, après une étude approfondie du sujet, il s'avère qu'un peu de patience arrange tout. Il fallait simplement laisser décanter le tout (la fille & mon cortex décérérbré) comme une bouteille de bon vin. Mais je digresse. Donc, finalement, ça marche, le coup de la cour assidue, discrète, éthérée et humoristiquement intellectuelle !
J'ai aussi découvert lors de mes pérégrinations bar-esques (par pure curiosité sociologique) que la version alternative (cour insistante, poussive, alcoolisée et humoristiquement tragique..) avait également des vertus surprenantes (dont je tairais les détails, l'étude statistique est toujours en cours d'analyse et les résultats ne sont pas encore probants). Je précise que cette étude n'est aucunement réalisée sur MON comportement alternatif dans divers lieux à fort débit de boisson. Je n'y vais jamais d'abord, moi, dans ces endroits de débauche et de perversion...

Donc comme au tribunal, je reviens sur ma déclaration précédent, votre Honneur, je me rétracte (comme un escargot dans sa coquille, et rien d'autre, bande de pervers).

J'accepte bien volontiers une médaille de guerre pour faiblesse au combat, j'aime les tektonik freaks et les cures-dents, y compris ceux en bois mal taillés qui laissent des échardes plein les gencives. Je suis même disposée à entendre une chanson de pop sirupeuse pourrie que je ne connais même pas et qui polluera mes conduits auditifs.
Mais une seule. Après je ne réponds plus de rien.

Morale du jour: Les filles sont fabuleuses.

UPDATE: Damezadigue, il falloir me clarifier ta question, je n'ai pas tout compris (n'oublies pas, 50% américaine, c'est handicapant...)

jeudi 21 février 2008

Of girls and their twisted minds

Ce soir, vu l'heure qu'il est tard, point de littéraire, de lyrisme drolatique, ou d'allitérations savamment distillées (bon ok un peu quand même).
Simplement, un tout petit microscopique hurlement de rage.
JE NE COMPRENDS RIEN AUX FILLES.
Bizarre, étrange me direz vous, vu que techniquement j'en suis une, je devrais donc être dotée d'une certaine insider view dans le domaine.
Que neni et ni quedalle (grotesque)

Mais quand après une soirée entière de cour assidue, discrète, éthérée et remarquablement humoristique (pas de blague naze, de jeux de mots graveleux, ni d'allusions déplacées - ou mieux placées), mon auguste personne (Leslie, pas Auguste) se prend encore un revers de médaille en pleine face.
Franchement, comme dirait l'autre, j'enrage (ô désespoir).

Alors, bien qu'il s'agisse d'une médaille de guerre, pour ardente valeur au combat, en platine massif,plaqué or 24,000 carats, le résultat est sensiblement identique: je rentre chez moi, comme le disent si bien de nos jours, les jeunes tecktonik (sûrement plus que moi...) seule toute.

(le premier qui entonne une bluette pop pourrie des années 70's, que je n'ai aucune chance de connaître, vu qu'à cette époque 1)j'en étais au stade pré-embryonnaire et 2) j'ai plutôt un background Country/Americana/US VAriety, je lui explose la boite crânienne au cure-dent émoussé)

Ridicule. Un coup de grisou du myocarde, de la taille d'un liliputien et me voila dans tous mes états d'Amérique. Stop it right there, missy!

Ok, je file ruminer dans ma chambrée, sur les affres de la nature humaine (non, ça ne se soigne pas avec des bains de bouche...)

dimanche 17 février 2008

Of the magical Mr. Burton

Malgré l'avalanche de navets et d'imbécilités notoires qui polluent les écrans de cinémas (américains comme français, je précise), je continue à fréquenter les salles obscures avec une ferveur quasi religieuse. (quasi, j'ai abandonné la bénédiction du popcorn). Je me farcis donc, telle une dinde made in New England, entre autres, des films d'auteurs indépendants (Exemple digression - La vie et l'œuvre d'un peintre tchèque autiste, borgne et manchot reclus dans la toundra. Retrace en plans fixes les péripéties rocambolesques de sa relation épistolaire avec un pinceau en poils de yack. Un plan séquence de 45 minutes illustre graphiquement les dialogues entre les 2 protagonistes et s’achève sur le suicide à la peinture à l’eau de l’artiste maudit - Fin de la digression) ou des comédies romantiques (Re-digression - Hugues Le Grand et Sandra Bouloque renversent un sanglier grand veneur sur leurs costumes de bal. Se rendent compte qu'ils appartiennent au même club de Scrabble. Se détestent parce qu'elle lui met une raclée au tournoi inter-maisons de retraite. Il n'aime que les brunes, elle est chauve. Elle devient l'ambassadrice d'une marque de perruques en poils de lapin angora. Il a un faible pour les rongeurs. Ils se marient et vivent heureux comme des cons dans leur ferme d'élevage de chinchillas à poils drus - Fin de la digestion).
Crap, crap, crap and more crap...


Bref. La raison pour laquelle je m'auto-inflige ces tortures cinématographique est simple. Tim Burton. Je patiente, en m'abrutissant de chicks flicks et autres âneries celluloidesques, jusqu’à ce que Mister Burton daigne nous faire l'aumône d'un film. A mes humbles pupilles dilatées, ses films sont tout bêtement magiques (petit bémol sur Batman et son frère Batman Returns - tout de même le moins pire de la série- où Dany DeVito à 3 doigts mange du poisson cru). Pour rappel, petite filmographie sélective:

Edwards aux mains d'argent
Tellement sublime que les doigts m'en tombent (rires). Poétique, sombre, cette critique aigre-douce de l'Amérique Tupperware que je connais si bien, est une ode capillaire au nouveau venu Johnny Depp. La naissance d’un réalisateur culte. Winona Ryder en catholic school girl en prime

Mars Attacks!
Invasion burlesque, délirante et hallucinée de la Terre par de petits extraterrestres verts hypertrophiés du bulbe. My fellow Americans, les envahisseurs, y sont ridiculisés en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "Jelly donut". De la science fiction en carton-pâte, assumée, à hurler de rire. Ack ack ack ack, la moumoutte de Tom Jones et Natalie Portman en prime.

Sleepy Hollow
Johnny Depp, le retour, cette fois en enquêteur médico-légalo-abruti. Conte horrifique à l'ambiance poisseuse et embrumée, dans laquelle chacun cherche sa tête. Surtout l'excellent Christopher Walken, cavalier punk et sanguinaire, qui aimerait bien pouvoir se limer les dents tranquille, merci. Quelques hectolitres d'hémoglobine de synthèse et Christina Ricci blonde en prime.

Big Fish
Petite parenthèse colorée que cette dramady hétéroclite et fourre-tout, sur la relation entre un père mourant et son fils pas très détendu du mobile. L'histoire implique aussi: Ewan McGregor à bretelles, un gentil géant associal, un cirque à lycanthrope, une sorcière moche, des chats normaux et un très gros poisson. Les ravissantes Helena Bonham Carter, Alison Lohman et Marion Piaf Cotillard en prime.

Sweeney Todd
Le dernier né de la série et l’évidente raison de ce post. Ce coup-ci, Tim Burton verse franchement dans le ketchup. Mais pour ne pas faire comme tout le monde, il s’est dit que, quitte à revisiter les Ted Bundy et autres Hannibal de ping-pong, ce serait bien plus marrant de les faire chanter. J’ai donc vu-de-mes-yeux-vu les dociles Johnny Depp et Helena Bonham Carter, membres permanents de la dream team Burton (rires), donner vie (et mort – mouhahahahaha), en chantant s’il-vous-plait, à cette sombre et magnifique histoire de vengeance, d’amours transies, de gorges tranchées et de tourtes farcies. Avec brio. (C’est qui brio ? pardon)

De l’intrigue, des meurtres, des flashbacks en Technicolor, du sang, du chant, du sexe (hem, I wish), et of course, un univers graphique qui n’appartient qu’à lui : Tim Burton nous livre ici son œuvre la plus extrême et la plus déconcertante. Si ce n’est pas encore chose faite, ruez vous voir Sweeney Todd, the demon barber of Fleet Street (en français, un un truc comme ça aussi). Et en prime dans son meilleur rôle, Helena Bonham Carter et son décolleté.

vendredi 28 décembre 2007

quiès?

Ce n'est plus possible d'être tranquille nulle part. Nan mais je vous assure, c'est incroyable, il doit y avoir un sort pourri spécialement sur ma gueule à ce niveau-là. Et moi, ça me traumatise, voyez-vous, je suis toujours obligée après coup de prendre un petit remontant tout en parlant toute seule. Un peu comme Sue Ellen dans Dallas ton univers impitoyable, sauf que moi, le petit brandy, c'est plutôt toutes les heures en ce moment tellement mes voisins me gonflent, je n'en peux plus de vivre au milieu de ces beaufs, c'est insupportable.

Que ça braille jusqu'à pas d'heure, que ça te joue du pétard tous les samedis soir, que ça te met les matchs de foot à fond pour que tout le monde en profite, JE N'EN PEUX PLUS. Je hais le foot déjà de une. Je n'arrive pas à comprendre ce "sport", je n'y arrive pas, pourtant à un moment j'ai essayé, sans mauvaise volonté franchement. Ensuite, l'attitude canapé/braillage/bièrasses de mauvaise qualité, c'est insoutenable. Pas du tout mon style de vie. Mais pas du tout du tout.
On a bien essayé de les calmer, la vioque du premier a appelé les flics, une fois, qui sont venus, fameuse police nationale. Ben ces goliots se sont plantés devant le poste comme deux bourrins, et que je me tape la causette voire plus si affinités avec les fauteurs de trouble.

Un soir, alors que j'avais la migraine, mais pas une petite hein, une bien sonnante qui pulse au fond du crâne, et je suis allée les supplier de baisser d'un ton. Les mecs (enfin je dis les mecs, y'avait aussi deux ou trois greluches avec, il y a toujours des greluches), sans gêne, m'ont proposé leur mosel bier à deux balles et une place sur leur canapé, avec minimum cinq ploucs en maillot du PSG. J'ai failli exploser en live. Vous croyez qu'ils ont eu pitié? Non.

"Les boules quiès c'est fait pour qui, la p'tite dame?"

J'ai cru rêver.
La p'tite dame. Et puis quoi encore?
Tu sais où je vais te les mettre, tes boules (quiès), j'ai répondu.
Il n'a pas aimé et m'a claqué la porte au nez.
J'ai du me finir la bouteille de porto pour pouvoir m'endormir. Même pas entendu le gamin cauchemarder, à ce qu'il paraît.

Oui, voilà, c'est ça, je suis au bord du burn out total.

samedi 22 décembre 2007

Newton revisited

Voilà, du temps a passé (du coup il y a une légère ellipse entre mon dernier post et celui-ci mais on s’en fout). Nous avons fait une quatrième tentative de procréation médicalement assistée qui s’est soldée par un échec. J’aime pas le moment où il faut téléphoner au labo pour avoir le résultat. Ça prend dix secondes ce coup de fil. Après, ça va mieux, une fois déçus, on est fixés, on est déçus puis voilà, faut passer à autre chose, c’est tout. Alors que les deux semaines d’attente entre l’insémination et ces 10 secondes au téléphone… je sais pas expliquer… il y a de l’espoir et de l’excitation, un peu comme si on attendait les résultats du Loto. On se projette « et si on gagnait ? » 

Mais on n’ose pas trop y croire pour pas se faire trop mal quand on tombe de l’arbre. Pas pris au dépourvu, on maîtrise mieux la chute. 

J’ai quand même hâte de faire la cinquième tentative, parce que c’est vachement plus agréable de grimper aux arbres que de rester par terre à se regarder les bleus. Et j'en profite pour remercier les copines qui m'attendent en bas de l'arbre avec des pansements, des ferrero rocher et du vin blanc !

jeudi 20 décembre 2007

Of the exquisite art of cursing

God, do I love a good curse! Aujourd'hui, après une micro-seconde de résistance, j'ai encore succombé à mon penchant irrationnel pour l'insulte fleuve en français. Well, fuck me, j'adore ça !

Ce matin, dans les couloirs odorants du forum des Halles, haut-lieu d'affluence parisien, je me suis faite insulter par une microscopique femmelette que j'avais eu le malheur de frôler du coude. Ni une, ni deux, ni quarante-sept, je rétorque aussi sec une superbe tirade, tellement littéraire que j'en frissonne encore:
"Eh c'est bon, faut vous calmer! Faites-vous vacciner contre la rage, vous bavez!". Peut mieux faire, j'en conviens.
Of course, la minuscule dame, outrée, me regarde comme si j'étais fraichement échappée d'un asile d'aliénés au dernier degré et s'en va dans un haussement d'épaule dédaigneux. (excuse my French, mais quelle troufionne...)

Tout ça pour dire que, non contente d'être un peu agressive dans les transports en commun (surtout les jours ou la Terre tourne), je trouve la langue française particulièrement adaptée à l'insulte élaborée. Dont je raffole.
Comprenez-moi. J'ai étudié plus que de raison la littérature ET le français. Forcément, j'aime combiner les deux. Forcément, j'aime jouer avec les mots.
Forcément, j'aime par dessus tout insulter les gens.

Note de l'auteur: La plupart du temps, "les gens" désigne des personnes proches, amis et autres connaissances, plus ou moins coutumières de mon penchant pour la composition injurieuse fleuve.
La plupart du temps...


Ayant habité 98% de ma vie dans un pays anglophone et passablement décérébré, j'ai un peu de frustration à évacuer dans le domaine de l'injure alambiquée. Illustration par l'exemple : tête de bite, mongoloïde décérébré et déjection canine avariée sonnent beaucoup plus classes que dickhead, brainless retard ou rotten dogshit! Je trouve ça tellement plus mieux qu'en anglais...

Pour les inconditionnels de l'insulte, je conseille (à tire purement indicatif, bien sur) l'excellent Traité d'injurologie de Robert Edouard. Ceci étant dit, ne nous méprenons pas! Un gros mot reste un gros mot. Les insanités linguistiques ne devraient jamais s'échapper de la bouche d'une jeune fille bien élevée.
Qui a dit que j'étais une jeune fille?

mercredi 19 décembre 2007

Trucs et astuces n°1

Vous y êtes. Après vous êtes chauffé après moult caresses et friandises bucco génitale (quel terme so glamourous), vient le moment du préso. Et là, soit c'est fluide (passez moi l'expression), soit c'est là que le type d'un soir devient le pauv' type d'un soir en vous lâchant un "euh, je le sens pas/on est obligé ?/sois pas parano/t'as pas confiance ?". RRRHHHAAAAA !!!!!
Voilà.
Alors, soit vous virez cette minable buse de votre environnement immédiat à coup de pieds (et quitte à être claire sur votre sentiment, profitez en et visez le bas ventre). Soit vous avez vraiment très faim (mais alors très beaucoup) et vous la jouez stratège.
N'allez pas dans le sens des "tu sais, les MST, dont le sida par exemple, t'as entendu parler ? tu vois ?". Non. Un type qui pense s'affranchir du préso est un type qui pense que c'est comme les accidents de voiture quant on prend le volant fin bourré : ça n'arrive qu'aux autres. Aussi, sortez votre arme de dissuasion massive, votre ultimate weapon. Dites que vous êtes en pleine période d'ovulation, et qu'un bébé est vite arrivé (enfin, comptez 9 mois en moyenne). Et là, croyez moi : très souvent, le mec enfile gentiment son habit de lumière et se la ferme.
Alors, je sais. C'est de la manipulation. Mais avec des cons : j'assume. Mais là où je pense que le constat est pire, c'est que certains types (ne généralisons pas), ont plus peur d'être papa que du sida.
Too bad.

mercredi 12 décembre 2007

Of St. Vincent, musical crush

Pour les incultes (dont moi), St. Vincent (prononcer St. Vincent) est un crossover de Sufjan Stevens, prodige torturé, lyrique et exaspérant de la folk nord américaine, et de The Polyphonic Spree, excellente équipe de football musical (car 22 sur scène). Non content d'être un martyr du IVème siècle, St. Vincent est, comme son nom ne l'indique pas, le groupe d'une certaine Annie Clark.

Annie Clark : dans la famille My Brightest Diamond, je voudrais la sœur.
Je fais ici référence à la plus belle voix de la pop actuelle - non, pas Céline Dion - Shara Worden, corde vocale pensante de MBD, qui a révolutionné mes oreilles faméliques.
Donc Annie Clark. La demoiselle écrit des mélodies tarabiscotées et aériennes. Raconte un peu n'importe quoi dans ses textes, et y demande de façon répétée un certain John en mariage. Je veux bien m'appeler John pour rendre service...
Après avoir sorti un album mignon tout plein (Marry Me chez Beggars Banquet), Annie Clark écume les cabarets, tripots et autres campings, flanquées de 3 musiciens visiblement aussi génialement déjantés qu'elle (mais moins mignons).

Je dis visiblement parce qu'hier soir, j'ai eu l'occasion (du bois) d'assister à une de leurs rares performances parisiennes.
Salle non-fumeur (YEAH !). Atmosphère à couper au couteau. (bizarre, toute cette fumée...)
Et là, ATTAQUE CARDIAQUE !

Miss Clark ressemble à ses grands yeux noirs, à sa sauvage auréole, hirsute, bouclée et indomptable (notez ici la sublime allégorie religieuse).

Miss Clark a une petite voix angélique, mais dévastatrice comme le souffle chaud du désert en pleine tempête de sable.

Miss Clark maitrise divinement sa guitare rouge sang, et alterne de magnétiques contre-temps truffés de poésie, et défoulements animaux rageurs, bruitesques, de l'acabit d'un bon vieux L7 sous acide.

Miss Clark a fait s'arrêter le temps et mon petit cœur le temps d'une soirée.

Faites du bien à vos oreilles. Offrez-leur St. Vincent pour Noël.

vendredi 7 décembre 2007

Of supermarkets and shopping frenzy

De retour, après jours coupée du monde. Sans Internet donc, courtesy of NouilleTelecom, thank you. Passons.
Je voulais présentement faire part de mon indignation quand aux habitudes shoppinguesques de mes voisins parisiens.
Là, vraiment, nous frôlons l'annihilation neuronale. Le lavage de cerveau publicitairement induit. J'ai l'impression d'être restée aux US ! Franchement, où est donc cette fameuse différence culturelle dont les français sont si farouchement fiers (remarquez au passage cette sublime et subtile allitération) ?
Un petit tour dans un antenne d'une enseigne franco-française de produits culturels m'a tout bonnement assommée. 15 excités du porte-feuille au m², une ruée systématique sur les dvd mis en avant (tous plus mauvais les uns que les autres), des livres tout sauf littéraires (La cuisine des boulets par M. Pétanque ; Le tarot de Nicolas S ; Comment se tailler les ongles en triangle en 3 leçons, etc.). Et des vendeurs aux bord du nervous breakdown.
Sérieusement... Au bout d'une heure d'intense piétinement, j'ai senti que je devenais légèrement verte, tendance Hulk. Le moindre effleurement de ma personne par un (ou une) acheteur en villégiature risquant de provoquer une transformation irrévocable de votre dévouée en un monstre sanguinaire décérébré. J'ai donc rebroussé chemin, dépitée, dégoutée, débilitée par tant de mercantilisme aveugle.
C'est décidé, cette année, je boycotte le traditionnel du paquet cadeau.
Je ferai des dessins pour mes amis.
Ma famille sera ravie d'avoir des cadeaux brandés Emmaüs, preuves de mon engagement irréfutable et aveugle en faveur de l'humanité matérialiste.
Je haïssais passablement les fêtes de fin d'année pour leur superficialité. Maintenant, c'est officiel, je HAIS le shopping. Yeurk.

samedi 1 décembre 2007

Droit dans le ventre

Me voilà donc à la recherche d’un nouveau gynécologue. On m’a dit beaucoup de bien d’une clinique, la Roll’s de la procréation médicalement assistée (PMA). Je vais sur leur site, et lis ce-ci dans un petit encadré « VOULOIR UN ENFANT EST UN DESIR PAS UN DROIT ». Bon. C’est une réalité qu’on ne peut pas nier. Et on  est prévenu des fois qu’on serait un peu débile. Mais j’irais pas chez eux non plus. Je veux bien que les médecins n’aient pas obligation de réussite, d’accord, d’accord, je le sais, j’ai déjà eu l’occasion de m’en rendre compte, et je suis pas idiote. Mais j’aurais préféré un petit encadré avec « ok les gars, c’est pas gagné, mais on va faire le max », c’est tout ce que je demande, c’est quand même pas le bout du monde, non ?

lundi 26 novembre 2007

Le lundi au franprix ...

On fait un bilan de sa vie un dimanche soir de novembre devant une soupe et crac … une petite déprime ! Bref , aujourd’hui lundi , suis toujours dans le même état mais vers 16 heures dans un dernier souffle de vie je décide de me décoller de mon canapé et de foncer au franprix en bas de chez moi pour m’acheter un Dr Oetker… Une poudre qui avec 3 œufs et 120 grammes de beurre se transforme en une délicieuse préparation d’un fondant au chocolat.
J’enfile ma doudoune verte que j’ai depuis que j’ai 15 ans, affreuse (vous savez celle avec des boudins … tellement épaisse que je ne peux même pas croiser les bras) mais chaude !!! Pas besoin de passer devant le miroir je vais juste au franprix ! Me voilà partie…
Je passe le portillon du magasin et là au rayon frais je tombe nez à nez avec Vincent DELERM !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
La vie est farceuse quand même, je sais qu’il habite dans mon quartier mais je ne le vois jamais alors pourquoi aujourd’hui alors que je ressemble au petit bonhomme Michelin coiffé comme un dessous bras !!!

samedi 24 novembre 2007

Maîtresse Erika

"Je suis un esclave malléable". Viggo Mortensen.
Alors là mon cher Viggo, rien ne pouvait me faire plus plaisir !!! Viens donc me voir, j'ai des tonnes d'idées de trucs très très sympa à faire avec toi.

lundi 19 novembre 2007

You... Teub !

Angoisse de l’écran blanc…Comment décroiser les jambes pour la première fois sans perdre la face ? Parce que les trucs de filles ce n’est pas trop mon quotidien en ce moment. Non que je sois partie vers d’autres délires identitaires mais ma vie professionnelle tendrait à s’accorder sur le genre masculin et plutôt au pluriel…
Je me souviens ainsi de ce délicieux après-midi de janvier consacré à la littérature, c’était beau comme un théma Lagarde et Michard, lorsque mon rédac-chef lança un bel oxymore dans ma vie à travers mon Mac, euh, mon ordi s’entend. «Eh, dis donc, j’ai un article pour toi en urgence et même un dossier complet», excellent challenge pensais-je et je n’avais pas tout vu puisqu’il fallait jouer vraiment à être dans la peau d’Un autre.
Pas l’inénarrable Malkovich, ça m’aurait branchée, non, non. Il s'agissait plutôt de l’œil du cyclope mâtiné de vieux relents de Mylène Farmer , bref je vous lâche le titre de la Chose : «You teub».
Si, si… Intraduisible tel quel mais plus qu’explicite. En clair, je devais parler de ces attributs masculins que je n’aurais jamais ! Misère…
Les premières minutes furent douloureuses et la muse ne me visita pas. Franchement comment parler de ça sans virer Mimile le camionneur ou Docteur Ruth avec ses glaces métaphoriques ? Et puis je pris conscience du cadeau immense qui m’était consenti : après tout les petites filles ne bisquent-elles pas toute leur vie parce qu’elles n’en ont pas ? Sacré Sigmund, va !
Donc me voilà partie pour boucler un dossier de six pages (10 000 signes) en trois heures chrono. C’est là que l’idée première «plaisir d’offrir, joie de recevoir» prit tout son sens : emballer le service trois pièces pour mieux le détailler…
Je passais dès lors une délicieuse après-midi à surfer au milieu des strings "jackstrap", des boxers imprimés python (pour les fans de Sailor et Lula ?), des caleçons blancs immaculés de Brad Pitou (autres lieux, autres fights en perspective) et même des excès fluos de Borat pour finir par dénicher la VRAIE culotte Bridget Jones des mecs (grâce à un mien ami que je ne remercierai jamais assez pour son aveu honteux) : le slip kaki de l’armée rouge que l’on peut trouver dans tout bon surplus militaire soucieux de mettre au chaud ses troupes… Hum.
Après ces accessoires plus que sexy, il me fallut passer au côté esthétique de la chose. S’en suivit un papier éprouvant et bien documenté mais, paraît-il, cauchemardesque, sur l’épilation des parties délicates et les résultats plus que médiocres de cette expérience extrême : une allure d’acteur X, des boutons rouges voire des poils incurvés... Yurk !
J’avoue que je commençais vraiment à m’amuser… Et puis le temps passait et il me fallait boucler cet étonnant voyage pendant lequel je vagabondais sainement entre courgettes, poireau et autres légumes oblongs ; que du bio et du bon.
Mais j ’étais bien ennuyée car j’avais tout de même l’impression de ne pas dépasser le ras des pâquerettes, euh de la moquette, enfin, on se comprend !
C’est là que le 7e Art me fit une fleur : inventorier tous les films dans lesquels «Popol se faisait une toile», c’était vraiment cool et un minimum cul-turel… Ah la course de préservatifs fluos, oh le gel de Mary qui veut se coiffer à tout prix , wizz Ben Stiller qui voit tout Village People défiler pour le sortir de son mauvais zip, jusqu’à Ellen Barkin qui voulait nous faire croire qu’elle avait été un homme avant que la foudre ne l’atteigne… Bigre, que de mâles fort "rétribués" dans cette industrie Hollywoodienne !
C’est avec ce magnifique paradoxe sexotemporel que je conclus le dossier qui m’avait donné plus de sueurs froides qu’à un Jack Bauer super charrette et, dans le crépuscule de cette froide soirée de janvier, me revint ce dont je n’avais jamais douté : non, l’homme ne sera jamais une femme comme les autres (avec une pensée émue et respectueuse pour le verso de De Caunes sur l’affiche du film sus-cité, n’est-ce pas les filles ?)...